Entendre davantage les enfants

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la "garde" alternée !

Pacifier les divorces et écouter les enfants :

il y a urgence !


Audition des enfants en cas de divorce conflictuel

Les enfants ne divorcent pas, la séparation est un état de fait qui leur est imposé.  On peut légitimement se demander pourquoi ils sont si peu entendus dans le cadre des affaires de divorce (figure ci-contre, cliquer pour agrandir). Les Juges font une application trop sommaire des dispositions de l'Article 388-1 du Code Civil en demandant simplement aux parents si les enfants ont été informés de leur droit à être entendus. Il ne semblerait pas incongru que cette question soit posée directement aux enfants afin que le Juge, s'il perçoit la moindre volonté d'expression de la part d'un enfant, puisse faire respecter ce droit. On imagine cependant le traumatisme et les poids de la responsabilité qu'une audition devant le Juge peut engendrer. Il est fréquent que le Juge délègue l'audition des enfants à un tiers (psychologue, travailleur social etc.) mais le problème reste quasiment identique. L'idéal serait de garantir la confidentialité des propos tenus par l'enfant, mais ce serait l'exposer au risque encore plus grand d'un conflit de loyauté envers ses parents.


Automatiser l'audition des enfants permettrait d'atténuer ce risque en "normalisant" une situation aux yeux des enfants et des parents et donc en la dédramatisant. En Allemagne, l’audition de l’enfant est un principe constitutionnel. Un enfant peut y être entendu par le Juge (sans délégation possible) dès qu’il est apte à s’exprimer de manière compréhensible. Il semble que le juge allemand se déplace dans les kindergarten pour écouter les enfants.


On peut également se demander :


  •     pourquoi l'enfant n'est-il pas partie à la procédure et donc sujet de droit au même titre que ses parents.
  •     pourquoi un avocat formé à l’assistance des enfants et des adolescents n'est pas obligatoire.


Une question qui dérange :  le droit des enfants à s'exprimer devant un tiers ou à être défendu par un avocat ne doit-il être mieux respecté qu'en cas de séparation "conflictuelle" ? Dans l'intérêt supérieur de l'enfant, ce principe ne devrait-il pas être étendu aux divorces à l'amiable désormais déjudiciarisés ?


Les séparations conflictuelles sont le cadre de tensions dont il faudrait pouvoir préserver les enfants. Les enfants en sont les victimes les plus fragiles, les plus démunies et, encore une fois, les moins entourées. Il arrive que des parents commettent l'irrémédiable et tuent leurs enfants. Même si des "experts" veulent expliquer ces gestes par des caricatures  (amour démesuré des mères versus perversité vengeresse de pères, cela sans aucune base scientifique), seule une détresse psychologique intense peut conduire à de tels actes et c'est la société toute entière qui doit s'interroger sur les moyens de les prévenir. Dans le cadre de séparations conflictuelles, il est courant que les Juges ordonnent une médiation familiale (plus d'informations dans cette brochure du Ministère de la Justice). Cependant :

  1. les enfants ne sont généralement pas associés à ce processus.
  2. elle ne donne lieu à aucun compte-rendu auprès du Juge, son contenu est strictement confidentiel.
  3. elle vise à "au rapprochement  des  parents  pour  qu'ils  fixent  ensemble  la  vie  pratique  et  le  quotidien  des  membres  d’une  famille" et n'a donc aucune visée psychologique.

Pacifier le dialogue entre les parents ne peut qu'être bénéfique aux enfants. Cependant, il demeure  impossible de prévenir les actes incensés qui peuvent survenir à tout moment et avant même que la procédure de divorce ne soit lancée. De plus, la famille est un espace clos qui peut s'avérer être une des pires zones de non-droit pour les enfants, qu'il y ait séparation ou pas. Face au risque du "pétage de plomb" des parents en conflit, on se trouve donc aussi démuni que face aux violences familiales de tous ordres, aux troubles psychiatriques et au fait que faire et élever des enfants n'est soumis à aucun permis. La solution ne peut pas être unique et tout ce qui contribuera à dépassionner et à accompagner la séparation  sera bénéfique aux enfants. Dédramatiser la résidence en alternance, faire en sorte qu'aucun parent ne la vive comme une punition, d'autres comme un graal inaccessible, et l'accompagner socialement en font indéniablement partie.

Osez la Garde Alternée !


La résidence en alternance (couramment appelée garde alternée) : comment l'obtenir dans le cadre d'une séparation ou d'un divorce quand l'autre parent s'y oppose et comment la vivre au mieux dans l'intérêt des enfants.


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